Nous sommes heureux de vous présenter, ci-joint, le numéro 59 de la « Lettre du Rassemblement pour l’Indépendance de la France » : Rassembler la France.
Ce numéro met fin à la série actuelle qui aura comporté 59 numéros.
Une nouvelle série verra le jour le mois prochain : nouvelle maquette, nouveau contenu…
La défaite de Nicolas Sarkozy, président sortant lors du second tour de l’élection présidentielle ouvre une ère nouvelle de la vie politique. Privée depuis les années 80 d’une identité claire avec la question européenne, la majorité sortante ne dispose plus aujourd’hui d’une personnalité incontestable pour la représenter. Après avoir perdu la nation, en faisant le choix . . . → Lire la suite: Renaître du peuple !
Le taux de participation élevé enregistré lors du premier tour de l’élection présidentielle confirme une réalité bien connue : les françaises et les français constituent un peuple majeur qui a bien conscience de l’importance des choix politiques, en particulier dans la période de crise que nous traversons aujourd’hui.
Le message envoyé par le peuple français le 22 avril est parfaitement clair. Il signifie son refus d’avoir été tenu à l’écart des grandes décisions de ce quinquennat qui pour l’essentiel n’ont pas correspondu à ses attentes voire qui allaient à l’opposé de ses volontés.
Doit-on pour autant jouer la politique du pire ? Le programme de M. Hollande est suffisamment dangereux pour que l’on veuille épargner à la France une épreuve qui serait terrible. Mais il est urgent de redresser la barre.
Il est urgent de faire du référendum que Nicolas Sarkozy a complètement négligé au cours de son quinquennat, un instrument majeur d’expression de la volonté nationale.
L’initiative du référendum peut provenir de deux sources :
Nicolas Sarkozy, candidat à sa propre succession les 22 avril et 06 mai 2012, parle au détour de la campagne présidentielle de rendre la parole aux français par un usage plus fréquent du référendum.
Le peuple est appelé tous les cinq ans à élire le Président de la République et les députés qui siègent au Parlement national. Le reste du temps, le pouvoir politique lui échappe. Sur tous les sujets sensibles, comme nous l’avons trop souvent vérifié au cours des dernières années, nos concitoyens n’ont pas leur mot à dire.
Parfois même, faisant fi de la volonté populaire, le gouvernement impose par la voie parlementaire (Le traité de Lisbonne) ce que le peuple a rejeté par acte référendaire (sur la constitution européenne) au mépris d’une souveraineté nationale qui du fait de notre constitution appartient au peuple (Art 3 de la constitution de 1958).
Nous voulons profiter des élections de l’année 2012 pour que le référendum d’initiative populaire soit sous une forme opérationnelle introduit dans la Constitution française. Nous voulons ainsi rendre le pouvoir au peuple.
Premier volet aujourd’hui de notre Initiative 2012, rendre le pouvoir au peuple avec l’enregistrement d’Oskar Freysinger interrogé par Alain Bournazel, Philippe Rault et Ralph Bohbot. L’occasion aussi pour son public français et ses nombreux supporters de découvrir un Oskar Freysinger dans son intimité à Savièse dans le canton Suisse du Valais.
Président du Rassemblement pour l’Indépendance de la France (RIF)
Le peuple français est un peuple de révolution. C’est dans sa nature. J’entends la révolution au sens large, c’est-à-dire un changement radical, pas nécessairement accompagné deviolence, qui scande l’histoire des peuples et en particulier du peuple français.
Le 6 mai prochain, le peuple de France fera la révolution. Nicolas Sarkozy entend-il la subir ou la conduire ?
Nicolas Sarkozy sera violemment rejeté s’il persiste dans la multiplication des petites mesures distributives, des promesses généreuses, des déclarations sonores. Toute cette logorrhée ne sert à rien car personne ne la croit. Les promesses non tenues du quinquennat ne confère aucune crédibilité à cette stratégie.
Où l’on apprend que la crise de la dette rebondit avec les tensions sur les taux d’emprunt de l’Italie et de l’Espagne. Jacques Sapir nous explique pourquoi cela ne fait que commencer et comment il faudrait en sortir.
Au début de cette année, nous nagions dans l’optimisme et – s’il faut en croire notre Président – la crise était « derrière nous ». Les crédits à trois ans de la Banque centrale européenne (LTRO ou Longer Term Refinancing Operations) semblaient avoir calmé la vague de spéculation qui avait failli emporter l’euro au mois de novembre dernier. La BCE avait injecté 489 milliards d’euros en décembre et 530 à la fin du mois de février. Le Mécanisme européen de stabilité (MES), adossé à des plans de rigueur généralisés officialisés dans le Pacte budgétaire européen, était censé nous garantir contre un retour de la crise. Enfin, la question de la Grèce était apparemment réglée par la restructuration de la partie de sa dette détenue par des investisseurs privés.
Toutes ces illusions ont éclaté cette semaine. Les taux espagnols et italiens se sont à nouveau brutalement tendus à la suite de l’échec d’une vente de bons du trésor espagnols. Mercredi matin, les taux à dix ans sur la dette espagnole dépassaient 6%. Des rumeurs, entretenues par des membres de la BCE, les faisaient redescendre mercredi et jeudi à 5,8%. Mais, ce vendredi, ils étaient à nouveau à 5,99%. Les taux italiens à dix ans sont quant à eux à 5,50%, tandis que les taux à trois ans sont montés de plus de 1% cette semaine. Plus inquiétant encore : les primes des CDS, ces « assurances de crédits », montrent une ascension constante depuis deux semaines. L’Espagne a ainsi dépassé son précédent maximum, qui datait de décembre dernier.
Le Point du 8 avril 2012 écrit « Pour les allemands, la France est sur le déclin ». Ils ont hélas raison et ce n’est pas nouveau. Dès 1983, alors que la crise avait déjà dix ans, on pouvait déjà voir la France « en voie de sous-développement »1 Reprenant des éléments des deux précédentes notes publiées sur le site du RIF2, celle ci justifiera les mesures à prendre pour retrouver une croissance nécessaire, et croit-on suffisante, pour résoudre les problèmes qui assaillent notre pays.
1- LA CRISE TROUVE SON ORIGINE DANS DEUX CAUSES COMPLEMENTAIRES
- Mauvaise orientation sectorielle de l’investissement
Au cours de la période 1965-75 la formation brute de capital fixe des entreprises s’est dirigée de préférence vers les branches en régression qui subissaient durement la concurrence des pays « à main d’œuvre bon marché », au lieu de venir renforcer celles en forte croissance de la demande intérieure. Cette mauvaise orientation de l’investissement représentait un gaspillage de l’épargne; Elle rendait bien compte, dès cette époque, de la baisse de la croissance, de la montée progressive du chômage, des déséquilibres commerciaux et financiers, et des tensions inflationnistes cherchant à compenser la perte relative de valeur ajoutée due à ce gaspillage.
JLM : « La France en voie de sous développement » ; Revue Clé, juin 1983. [↩]
« La France et l’euro, ou la politique économique imbécile » (29 nov.2011) et « Doctrine libérale, théorie économique et protectionnisme » (21 fev.2012) [↩]
Le « Wolfson Economics Prize », qui demande une réponse à la question «Comment démanteler l’euro sans trop de douleur », offre une récompense de 250.000 livres, la deuxième plus importante en économie après le Nobel. Cinq finalistes ont été sélectionnés.
Nicolas MADELAINE Correspondant à Londres
Comment démanteler la zone euro élégamment en fondant les bases d’une croissance future solide ? Le Prix Wolfson d’Economie qui offre 250.000 livres pour une réponse claire à cette question a depuis aujourd’hui cinq vainqueurs possibles. Ils ont été présélectionnés parmi plus de 400 dossiers envoyés au groupe de réflexions londonien Policy Exchange, qui gère cette compétition.
Cette récompense, offerte par Simon Wolfson, le patron du groupe britannique Next, est la deuxième plus importante dans le monde pour un prix d’économie après le Nobel. Policy Exchange assure qu’elle a suscité des réflexions de par le monde, sans toutefois donner la répartition par pays, et que le but n’était pas d’offrir une tribune aux eurosceptiques, nombreux au Royaume-Uni et dans le monde anglo-saxon.
Le manque de contrôle des agences est l’autre reproche formulé dans les rapports rédigés ces derniers mois. La Cour des comptes européenne a ainsi souligné qu’un tiers des agences n’avait pas correctement comptabilisé la moitié des dépenses engagées en 2010. Tandis que la plupart d’entre elles ont 30 représentants des États membres, de la Commission, des partenaires industriels et des observateurs, 3 agences ont plus de 80 membres… qui ne se réunissent qu’une ou deux fois par an. …
…« Pourquoi avons-nous besoin d’un institut européen pour l’égalité des genres, basé à Vilnius, alors qu’il existe déjà une agence européenne pour les droits fondamentaux et que le Conseil de l’Europe détient une véritable expertise en la matière depuis 1949 ? » s’interroge l’ancien sénateur français DenisBadré.
Libre journal du soir d’Henry de Lesquen à Radio Courtoisie lundi 16 avril (19 h 30)
Alain Bournazel auteur du Défi finlandais Editions Arnaud Franel sera l’invité d’Henry de Lesquen, de 19 h 30 à 21 heures, pour « Libre journal du soir » qu’il dirigera à Radio Courtoisie, lundi 16 avril 2012. L’ entretien aura pour sujet :
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