| CHARTE DE LA SOUVERAINETE
La France a, depuis longtemps, cessé de nous renvoyer l’image que nous avons d’elle. Mais, aujourd’hui, le processus s’accélère. Entrée dans la voie de la décomposition, sa souveraineté en lambeaux, la France est menacée de disparaître et sa voix dans le monde s’éteint. Cette spirale mortelle n’est pas le fruit d’un accident indépendant de la volonté des hommes, elle est le résultat de la politique menée, depuis des lustres, par des gouvernements de droite comme de gauche qui ont sacrifié l’indépendance nationale à des systèmes supranationaux, l’Union européenne en premier lieu, mais aussi l’OMC, le FMI, la Banque mondiale.
Au fil des traités européens, la France s’est laissée déposséder des pouvoirs régaliens. Peu à peu elle se dilue dans l’Union européenne au profit de laquelle elle a aliéné sa souveraineté, renoncé à sa monnaie, cédé la maîtrise de ses lois, de sa diplomatie et de ses armes. Dépouillé de ses fonctions régaliennes, l’Etat se montre trop souvent incapable d’assumer ses missions. Les manifestations de cette impuissance sont multiples. LA RENCONQUÊTE DE LA SOUVERAINETE Une nouvelle organisation de l’Europe La reconquête de la souveraineté commencera là où elle a été perdue. Il s’agit de rompre avec la marche à un Etat fédéral européen et de donner à l’Europe une nouvelle organisation fondée sur la coopération entre des nations souveraines. Ce renversement de perspectives passe par :
Le combat pour la souveraineté de la France appelle à la mobilisation contre toute constitution européenne qui achèverait de dissoudre la France dans une superstructure supranationale. La maîtrise de la diplomatie et de la défense Si important qu’il soit, la France ne peut enfermer sa politique dans le seul horizon européen. Loin de prôner le repliement sur soi, une politique étrangère fondée sur l’exigence de la souveraineté ouvre la France sur le monde. De par son histoire comme de par sa présence ou son influence sur les autres continents, celle-ci a vocation à mener une politique mondiale. Elle doit notamment développer une présence active en Méditerranée et dans le monde arabe, renouer des liens étroits avec ses partenaires traditionnels de l’Afrique francophone. Partout dans le monde, la défense de la francophonie doit avoir pour elle la valeur d’une ardente obligation. La maîtrise des finances et des frontières L’exercice de sa souveraineté suppose également que la France dispose de la maîtrise de ses finances, notamment de sa fiscalité et de son déficit public. Il s’ensuit que tout projet d’un impôt européen, corollaire inéluctable d’une constitution européenne, doit être rejeté. Ces différentes missions supposent une restauration de l’Etat. Il est d’abord du devoir de l’Etat gardien de l’unité nationale de s’opposer à toute menace qui la met en péril.
Une attention spéciale sera accordée à l’éducation nationale. Pour mériter son nom, elle doit se fixer pour mission de préparer la jeunesse française à prendre sa place dans la collectivité nationale. Cette ambition lui fixe pour devoir que chaque jeune Français acquière la maîtrise de sa langue maternelle. La connaissance des grands textes de la littérature française et la réhabilitation de l’enseignement de l’histoire serviront aussi à cette fin. L’éducation des citoyens ne doit cependant pas s’arrêter avec la formation initiale. Tout au long de leur existence, les Français doivent pouvoir développer leurs connaissances. L’égalité d’accès au savoir doit être une exigence forte du XXI° siècle. Pour permettre de la réaliser, les pouvoirs publics accorderont à chaque citoyen un droit à l’éducation qui sera d’autant plus long que la formation initiale aura été plus court. En définitive, une politique inspirée par l’exigence de la souveraineté nationale et populaire se fixera pour objectifs prioritaires :
Cette reconquête de la souveraineté de la France passe par l’adoption d’une stratégie de rupture avec un système à bout de souffle fondé sur la négation de la liberté de la France et des Français. Aujourd’hui que la France n’est plus maîtresse de ses choix, le débat politique tend à se résumer aux jeux stériles de luttes de clans pour un pouvoir qui n’en a plus que les apparences. Pour donner le change, les partis singent, le temps d’une élection, les combats de la droite et de la gauche. Mais, moins que jamais, la France, ce n’est ni la droite ni la gauche. Le temps est venu de placer l’exigence de la souveraineté nationale et populaire au cœur du débat politique. Contre le renoncement des gouvernants, contre la faillite des élites, le temps est venu de préparer la force du recours. |

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